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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 23:37
Treize ans de vie à Tenerife : l'aventure continue !

 

Aprés un "break" technique, long de plusieurs mois fertiles en évènements petits et grands, 2015 sera l'année du plaisir retrouvé à "raconter" Tenerife, son actualité, sa vie locale simple et tranquille, ses richesses culturelles, ses espaces naturels oú il fait bon se perdre.

 

 

Toujours à l'ordre du jour

 Spécialement à l'attention des amateurs de randonnée

 

 

Vous proposer des hébergements agréables,  bien situés, et vous informer sur place : sentiers, visites, activités...que faire, quand et comment, rien de tel que la vision et les connaissances des habitants pour béneficier de l' approche judicieuse et authentique d'un territoire.

 

Cerise sur le gateau....dans quelques jours les publicités intempestives apparues sur ce site ne seront plus qu'un mauvais souvenir, et c'est n'est pas le moindre des évènements de ce début d'année : les pubs Kiabi sur fond de Volcan Teide, ça gâchait un peu le plaisir .

 

 

A trés bientôt pour de nouveaux articles !

 

 

France G.

tenerife.autrement@hotmail.com

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 00:33

  

Lorsque un vrai bel hiver passe le relais

à un vrai bel été !

 

  

verano

  

En retrait de l'agitation du tourisme hôtelier,

le charme authentique des vieilles "fincas" canariennes

(Photo Tenerife Autrement)  

 

 

 

En ouvrant les portes du hall ce matin je n'ai pas pu résister à l'envie d'une pause à même le sol, au plaisir immobile et silencieux  de capturer cet instant matinal et  parfait oú l'ombre se conjugue à la lumière, le noir à la couleur, la fraîcheur des vieux murs à la  caresse légère  du soleil, avant qu'elle ne devienne mordante et fasse ployer la verdoyante chevelure des bananiers.

 

Dans ce monde houleux encore capable du meilleur mais  toujours sous l'emprise du pire, un instant de paix et d'harmonie est un bien si fragile entre nos mains.

 

Juillet touche à sa fin, août s'apprête à jeter l'ancre, septembre n'est encore qu'une promesse d'arrière saison qu'il faut croquer à belle dent sous cette latitude.

 

 

   

Tenerife Autrement-copie-1

 

 

Et si vous veniez nous rejoindre ?

 

Une envie de départ à la dernière minute ?

Une semaine de vacances sans plan précis ?

 

Hébergements en gîte et  B&B hors circuit hôtelier

+ volet infos/conseils :

rando, nature, culture, spéléo, sorties en mer...

 

 

Contactez nous :

  tenerife.autrement@hotmail.com

 

  

 

¡ Feliz verano a todas y a todos !

 

France G. 

(Tenerife Autrement)

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 18:18

 Quand l'île du printemps éternel

se prend pour les Alpes ! 

 

   

 

 DIARIODEAVISO  

Parc National du Teide, hiver 2013/2014 - (Photo Diario de Aviso)

  

 

Tandis que les traditionnelles pluies d'automne déversaient sur les hommes, les bêtes et les végétaux  un ruissellement d'eau d'autant plus bénéfique qu'absent depuis des mois, qui aurait pu imaginer les estampes que l'hiver 2013/2014 allait offrir au regard et aux sens :  

 

tempêtes décoiffantes, enneigements époustoufflants sur l'édifice volcanique central, contrastes fleuris, froid inhabituel, mais toujours, sur les franges côtières, ces échappées belles au bord des vagues, les pieds dans l'eau, les narines au vent iodé.

  

  LA OPINION

Parc National du Teide, hiver 2013/2014 - (Photo La Opinioni de Tenerife)

  

  

Cet article n'en n'est pas vraiment un. Il se veut juste le souvenir d'une saison pas comme les autres, qui en échange d'un attirail de polaires, d'écharpes et de chaussettes  nous a offert des sensations et des contrastes dont on se souviendra longtemps sous ce 28e parallèle : "l'hiver le plus froid depuis 1979" d'après la mémoire collective locale.

 

 

 

De fin novembre à début mars, flux tropicaux et fronts polaires 

vont se donner rendez-vous au dessus de l'archipel 

 

 

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 ACANMET- Asociación Canaria de Meteorología-decembre 2013 

acanmet8mars.png ACANMET- Asociación Canaria de Meteorología-mars2014

Cieldejanvier_Photo_Tenerife_Autrement.jpgFin du jour, janvier 2014 - Photo Tenerife Autrement 

 

 

En bas sur les côtes, l'eau du ciel.

En altitude, plusieurs épisodes neigeux

vont nous offrir des horizons étincellants !

 

   

CABILDODETENERIFE

 La bagatelle d'un mètre de neige sous l'observatoire !

Photo Cabildo de Tenerife    

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 Le volcan Pico Viejo - Photo Tenerife Autrement

 

 

"El quitanieves" à l'assaut des axes du Parc National

 devenus impraticables 

 

  

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   Photo Diariodeaviso

 

  

Un hiver tout en contrastes

 

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Que le lecteur emporté par son imagination et par ces images pour le moins surprenantes n'aille pas pour autant s'imaginer que l'île entière a disparu tout un long l'hiver sous un blanc manteau neigeux. De part sa situation géographique, Tenerife a conservé ces mois derniers l'appui inconditionnel de l'un de ses meilleurs alliés : le grand  Sahara tout proche.

 

Quelques minutes à vol d'oiseau et plusieurs centaines voire milliers de mètres plus bas, changement de décors !

 

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  Photos Tenerife Autrement 

 

 

Fidèles au rendez vous de Janvier,

les amandiers sont en fleurs

 

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  Photos Tenerife Autrement  

 

 

Bataille de boules de neige

et pieds dans l'océan

 

 

Sur les côtes, l'hiver n'affecte que trés peu  la tranquille vie insulaire et la douceur du quotidien. Celui qui nous quitte avec l'heure d'été n'a pas dérogé à la règle : aprés le froid des cîmes, l'océan et ses rives sont là pour nous rappeler que sauf exception, aux Canaries, nous vivons un hiver "pour de rire" !

 

 

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 Photos Tenerife Autrement  

 

 

Un beau printemps à toutes et à tous !

 

 

France G. 

tenerife.autrement@hotmail.com  

  Conseils Hébergement et Découverte de l'Île

 

    Tenerife Autrement.

 

 

Je remercie les auteurs de guides,

les agences de voyages ou de tourisme,

 les medias en tous genres,

tant francophones qu'hispanophones

pour leur passage sur mon site et pour leur intérêt.

Je souhaite juste rappeler que la créativité personnelle

est plus enrichissante que le copier-coller

et que  citer ses sources

reste la base  de l'honnêteté intellectuelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 13:17

 

Résidents aux Canaries ou voyageurs qui nous visitez en automne,

 nous pouvons tous collaborer à leur sauvegarde !.

 

  * Pardela Cenicienta : Puffin Cendré

Nom scientifique : Calonectris Diomedea Borelis

variété atlantique et  canarienne de l'espèce. 

 

 

 

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(Photo efeverde.com - Noticias Ambientales - 16 /10/2013)

 

     

 

Mais... que font- ils ?!

    

  

Entre début octobre et la mi-novembre, les côtes canariennes dont celles de Tenerife sont le théâtre de scènes pour le moins étranges pour qui ne connaîtrait pas encore  le grand élan annuel  de solidarité  institutionnel, associatif, et citoyen, envers ce bel oiseau marin emblématique des eaux de l'archipel : le lâcher des poussins de Pardelas Cenicientas,  ou “Puffins Cendrés” en français dans le texte.

 

 

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Photo noticias.lainformación.com 

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Sensibilisation des écoliers - Photo diariodeaviso.com  Ftv_suelta-de-pardelas_2013.jpg

Photo eldigitaltenerife.com

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Photo SEO (Sociedad Ornitologica de España)-Birdlife Tenerife

http://www.seo.org/2013/11/13/escolares-canarios-liberan-pardelas-cenicientas-recuperadas/ 

 

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  Centro Educativo Guajara de Fasnia, Tenerife 

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 Liberación de pardela cenicienta- Photo culturayocio.diariodeaviso.com   

 

 

 

Les pardelas adultes arrivent sur nos côtes vers le mois de février/mars, aprés des mois passés en haute mer, sans toucher terre.

 

Des milliers de kilomètres engrangés dans leurs vastes ailes de surfeurs des mers parcourus en rasant les vagues, entre les divers points d’hivernage vers lesquels les “autoroutes du vent” les ont poussés durant l’hiver, sur un triangle plus ou moins défini entre l' archipel des Canaries, côtes brésiliennes et Afrique du sud, en rouge sur le schéma ci dessous.

 

 

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La Pardela Cenicienta, un oiseau expert en marathon aérien.

 

Lestée de ses 800 gr , elle vole chaque année depuis ses lieux de reproduction dans l’atlantique nord jusqu’au sud de l’Afrique, parcourant parfois prés de 11.000kms. Pour ce faire, elle effectue un étrange détour de 3.000 kms supplémentaires par le Brésil au lieu de voler en ligne droite.

 

Aprés analyse des vents océaniques et  comparaison avec la localisation des oiseaux, cette route incompréhensible se trouve être exactement la plus efficace pour se laisser porter par les vents lors de l’époque des migrations. D’autres, plus courtes, supposeraient un grand coût “energétique” afin de voler contre les vents contraires.

 

Jesus Muñoz, Chercheur – elmundo.es 13/08/2008

Las aves viajan por “autopistas” del viento

 

 

 

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Photo M.Carrillo - Aves Marinas Canarias - www.canariasconservación.org 

 

 

 

Scénario optimum

 

 

Revenant fidèlement chaque année sur son lieu de ponte, affectionnant pour ce faire les hautes falaises, les brèches et les grottes des barrancos, le couple de pardelas pond un oeuf unique vers le mois de mai, que les deux géniteurs vont couver jusqu’en juillet/août.

 

S’en suivra un authentique “gavage” du poussin, afin que celui ci emmagasine des forces et de la graisse, car la dure mais sage Loi de la Nature aidant, ses parents vont reprendre au début de l’automne le grand voyage de la migration, et notre poussin abandonné dans son nid parfois durant plusieurs semaines devra finir  lui aussi  par déployer ses ailes,  poussé par la faim et l’appel du large.

 

 

 

pardela

Nid de pardela - Photo faunacanaria.blogspot.com  

 

 

 

Petit Puffin se lance donc pour la première fois dans le vide, à la tombée du jour, afin d’échapper à ses nombreux prédateurs.

 

Fort de l'instinct des milliers d'ancêtres qui l'ont précédé, c'est en se laissant guider par la clarté de la lune et des étoiles qu'il va s'orienter vers le large, vers cet océan qui sera son univers, son toit, son sol et sa demeure durant les longs mois de migration. 

 

 

La triste réalité

 

 

 

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Poussin de pardela cloué au sol - Photo Beneharo Rodriguez

 

 

 

Hélas. Une fois encore, la cohabitation entre les humains que nous sommes et la fantastique énigme de l’instinct sauvage ne va pas jouer en la faveur de ce dernier.

 

Désorientés et trompés par l’abondance des éclairages publics, par cette terrible pollution lumineuse qui envahit la belle nuit de notre planète, nombre de poussins vont prendre le chemin opposé au grand large pour venir s’échouer sur les plages, dans les rues, sur les balcons, les terrains vagues…

 

 

 

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Poussin de pardela échoué au sol - Photo pellagofio.com

 

 

Ce ne serait qu’une moitié de problème si notre champion du vol au long cours n’était pas profilé uniquement pour fendre l’air et flirter avec l’eau :

 

appartenant à la famille des albatros, sa morphologie, ses ailes et ses pattes font qu’il aura beau essayer, il ne pourra pas prendre son envol tout seul : si personne ne lui vient en aide, c'est la mort assurée.

 

Souvenez vous.... Baudelaire :

 

 

 Souvent pour s'amuser, les hommes d'equipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,

 Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

 Le navire glissant sur les gouffres amers.

  

 A peine les ont-ils déposés sur les planches,

 Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,

 Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches

 Comme des avirons traîner à côté d'eux......

 

 

 

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  Vue satellite de Tenerife la nuit - IAC Instituto Astrofísico de Canarias.

Pollution lumineuse : 

Il se passe exactement la même chose chez vous ! 

 

 

 

L’envol des poussins coincidant cette année avec la nouvelle lune, les risques de désorientation ont été maximum.

 

Saluons à ce propos l’initiative “Noche en negro por la pardela cenicienta” (Nuit noire pour la pardela cenicienta) mise en oeuvre par de nombreuses communes de l’archipel début novembre :

 

quelques heures symboliques sans éclairage public, les hôtels invités à réduire eux aussi leurs illuminations, souhaitons que l'expérience fasse école dans le sens d'une réflexion plus générale sur cette perte globalisée de la bénéfique obscurité naturelle, et de la "vraie nuit".

 

 

 

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Dimanche 10 novembre 2013

dans l’Ouest de Tenerife

 

 

Nous voilà partis entre amis pour une fin d’aprés midi océane. A peine le  pied posé sur les galets, Victoria aperçoit un poussin de pardela réfugié sous un petit tunel de laves !

 

Elle est baguée, et semble bien abattue : sans doute  secourue par les services du Cabildo les jours précédents, elle  est retournée à terre oú la voilà réfugiée dans les roches, à quelques mètres de l'eau.  

 

 

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Sauvetage à Playa San Juan - Jean Guy (Ecan-Ecoturismo en Canarias) et nous.

 

 

Nous appelons Jean Guy, référent  en la matière dans notre secteur, lequel accourt en quelques minutes munis du kit de sauvetage pour bébé pardela accidenté : une boite en carton homologuée par le Cabildo de Tenerife et une paire de gants.

 

En quelques minutes, le poussin est délicatement extrait de son refuge, le numéro de sa bague relevé, la mobilité de ses ailes vérifiées, et le voilà embarqué pour quelques minutes dans son carton à petits trous.

  

 

Pardela-anillada--suelta--2-.jpg Pardela-anillada--suelta--3-.JPG

Victoria et Jean Guy relèvent le numéro de la bague

 

Quelques minutes plus tard, sous la houlette de  Jean, Adriana perchée sur un petit promontoire battu par la marée montante lui rend sa liberté,  bec pointé vers l’horizon,  envol suivi aux jumelles, afin de vérifier qu’il ne s’est pas à nouveau échoué à terre.

 

 

Pardela anillada, suelta (6)

Jean Guy et Adriana : envol du poussin, comment s'y prendre ?

   

 

 

 

La campagne de sauvetage 2013  vient de s’achever,

bilan communiqué par le Cabildo :

 

 1535 poussins secourus en un mois

grâce à la vigilence et à la collaboration de tous.

 

 

Les pardelas ont  mis le cap vers l'hémisphère sud

mais vous voilà sensibilisés pour l’année prochaine !

 

 

Que faire si vous repérez un poussin échoué ou accidenté?

 

 

- Règle numéro 1 : ne pas vous lancer seul dans l’exercice du “lancer de poussin”...

 

- Alerter immédiatement un bénevole d’association si vous en connaissez un.

 

- A défaut, alerter les services de la police municipale de votre commune ou la Guardia Civil de votre secteur : ils sont habilités et  sauront quoi faire pour que le poussin soit récupéré par les services institutionnels insulaires de protection de l'environnement ou de récupération de la faune sylvestre, bagué, et relâché.

 

- Vous résidez à Tenerife :

  

Pourquoi ne pas suivre une  formation et devenir à votre tour bénevole sur le mois que dure l’envol des poussins ?

 

Personnes intéressées : Tenerife Autrement assure le relais de l'info.

 

 

 

France G.  

tenerife.autrement @ hotmail.com

 

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La pardela cenicienta, élue oiseau de l'année 2013 par la SOE-Birdlife

(Société Ornithologique Espagnole)

 

 

Je remercie les auteurs de guides, 

les agences de voyages ou de tourisme,

 les medias en tous genres,

tant francophones qu'hispanophones

pour leur passage sur mon site et pour leur intérêt.

Je souhaite juste rappeler que la créativité personnelle 

est plus enrichissante que le copier-coller 

et que  citer ses sources 

reste la base   de l'honnêteté intellectuelle. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Tenerife Autrement - dans Volcans et nature-Pardelas
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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 15:39

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Pas une tablée canarienne sans les Inséparables “mojo verde” et  “mojo rojo”

(Photo Tenerife Autrement)

 

 

Que vous dire ?  Aux Canaries, un repas sans “mojo” c’est comme une tartine sans beurre... de la  morue sans aïoli... du couscous sans ras el hanout ! 

  

Si le mojo n’est pas sur la table, il est sûrement dans un pot en verre au réfrigérateur. Et si  par inadvertance le pot est  vide, c’est la consternation à l’heure de passer à table...

L’orgine de l’appellation “mojo” n’est pas attestée à 100%, mais toutes les investigations portent à croire que  “o molho” (du portugais “sauce”) ne se cache pas loin derrière, sans doute mâtiné du verbe “mojar” (de l’espagnol “mouiller, tremper).

Interviewés par mes soins jusqu’au fin fond de leurs cuisines, ami(e)s et connaissances natifs de l’île ont l’air plutôt d’accord avec cette théorie : nombreux au cours de l’Histoire ont été les liens entre le Portugal et l’Espagne, or rien ne voyage mieux dans le temps et dans l’espace que les traditions culinaires “caseras” (familiales,faites à la maison).

 

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Entre le "mojo" canario et le "molho" portuguais, une parenté difficile à réfuter.

(site cybercook.terra.com)

 

 

Le mojo est l 'indissociable compagnon de route de ces deux autres éléments fondamentaux de la cuisine et de l'alimentation locale que sont les désormais célèbres "papas canarias" déclinées dans leur version "arrugadas" ("ridées" en français dans le texte, en raison de l'action du sel -présent en abondance- sur la peau lors de la cuisson), et de la douce "batata", cousine de la patate douce continentale. 

 

La "papa canaria" est l'héritière d'une longue histoire liée à la conquête des terres sudaméricaines par les Conquistadores espagnols, sans nul doute, l'objet d' un futur article...

 

 

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La véritable "papa canaria" - pas celle que servent les restaurants à touristes -

 et la "batata" ont une texture et une saveur vraiment uniques

(Photo Tenerife Autrement)

 

   

Le "mojo rojo" accompagnera plus volontiers les viandes épicées. Le "mojo verde" les poissons, encore que, un poisson trés goûteux se marie parfaitement avec un mojo rouge, et un "puchero" (pot au feu local) ou des "costillas con papas y millo"  avec un mojo vert. 

 

 

100_1855.jpg

 

 Le "mojo rojo" n'est pas forcément piquant.

Lorsqu'il l'est, il annonce généralement la couleur via l'explicite qualificatif de "picón"

(Photo Tenerife Autrement)

 

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 Sur la table dominicale, une trilogie insulaire : mojo rojo, papas canarias et "carne de fiesta" ,

façon traditionnelle de préparer la viande de porc avec des herbes et des épices

(Photo Tenerife Autrement)

 

  

Le "queso asado",  fromage de chèvre frais poëlé s'accomode parfaitement des deux. Le voici préparé sous vos yeux dans sa version "mojo verde" :

 

 

 

Merci à CociNere pour cette démonstration simple et efficace

www.cocinere.blogspot.com

  

 

Le voyageur d’abord intrigué s’habitue vite à la présence, sur la nappe, de ces deux éclats de couleurs et de saveurs emblématiques de la cuisine locale. Au point de bien souvent souhaiter en ramener dans ses bagages,  afin de prolonger le lien gustatif une fois les vacances terminées.

Las! Rien ne ressemble moins à un “mojo casero” que celui dont vous ferez l’acquisition sur les étagères d’un supermarché, et pourquoi ne pas le dire, que le "mojo pour touristes" de certains restaurants.

Solution ? Apprendre à l'élaborer vous même, car  vous avez  chez vous, à peu de chose près, tout ce qu’il faut pour confectionner un “mojo” qui n’aura pas à rougir (si je puis dire) aux côtés de son homologue canarien. 

La recette !! La recette !!

  

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Au risque de décevoir les adeptes des sciences exactes, la conclusion que l'on peut tirer après 12 années passées à saucer ses "papas" dans son "mojo", et quelques semaines à pister LA VRAIE recette, c'est qu'il y  a autant de façons d'accomoder le mojo que d'habitants aux Iles Canaries. 

Voici donc quelques variations sur le thème, et que chacun fasse ensuite de son mieux : ce sera bon de toute façon.

 

Puristes et autres inconditionnels de la tradition

munissez vous de votre "mortero" !

 

 

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(Photo Blog Con un par de Huevos)

 

 

Pour les fans de zapping,

un bon vieux mixer fera l'affaire

 

 

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 Le Mojo Verde

 

déclinaison :

à la coriandre, au persil, au piment vert doux, au piment vert piquant

   

Broyer dans le mortier quelques gousses d'aïl pelées

une pincée de cumin en grain ou en poudre

un peu de gros sel

 

Rajouter au choix quelques dés de piment  vert frais doux ou piquant

Certains préfèrent le poivron vert cru pour la texture sans le piquant

un bouquet de coriandre

ou un bouquet de persil

 

Ecraser le tout dans le mortier et verser de l'huile d'olive peu à peu

comme pour monter une mayonnaise, en faisant "prendre la sauce"

jusqu'à obtention d' une belle texture.

 

Un filet de vinaigre de vin, et c'est prêt.

 

 

L’ami Philippe W. fin cuistot s’il en est, nous signale :

Puis-je recommander d’ajouter un demi avocat dans le “verde”,

une version goûtée à El Hierro avec du poisson ?

 

 

 

 

Version coriandre montée au mortier

 

 

Le Mojo Rojo

 

 

Basiquement les mêmes ingrédients de base que le vert

 mais avec des piments rouges locaux trés goûteux, 

dont la "pimienta de La Palma" ou la "Ñora" séchée dont on réhyrate la pulpe

afin de donner une belle texture parfumée au mojo.

(Il vous faudra trouver un équivalent...)

 

La version "roja" peut contenir au choix :

du "pimentón dulce" (paprika) normal ou fumé,

(ne pas en mettre trop sous peine d'amertume)

du poivron rouge cru (variante personnelle : je le grille au four) 

des amandes grillées puis broyées,

une tranche de pain poêlée dans l'huile d'olive pour la texture,

de l'origan,

du safran... 

 

 

 

Version "citadin pressé", montée au mixer 

Poivron rouge, ail, cumin, paprika, petits piments séchés, huile d'olive, vinaigre, gros sel 

 

 

Voilà de quoi mettre quelques cuillerées de Canaries dans votre assiette,

n'oubliez pas les petites pommes de terre au sel... bientôt l'article !

 

 

France G.  

(Texte et photos Tenerife Autrement)

tenerife.autrement @ hotmail.com

 
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Je remercie les auteurs de guides, 

les agences de voyages ou de tourisme,

 les medias en tous genres,

tant francophones qu'hispanophones

pour leur passage sur mon site et pour leur intérêt.

Je souhaite juste rappeler que la créativité personnelle 

est plus enrichissante que le copier-coller 

et que  citer ses sources 

reste la base   de l'honnêteté intellectuelle. 

 

   

 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 17:12

 Acte II 

 "Dis maman, ça pousse comment la banane ?"

 

Alors ailleurs je ne sais pas... mais à Tenerife,

ça pousse comme suit :

 

 

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Verdoyantes et secrètes bananeraies

Quelque part dans l'Ouest de Tenerife (Photo Tenerife Autrement)

 

 

Au rayon des fruits les plus communément et goulûment engloutis ici tout comme aux 4 coins de la planète, figure assurément la douce, la moëlleuse, la réconfortante banane.

 

Et pourtant... La curiosité et les questions de mes visiteurs me confirment chaque semaine que si la croissance de la pomme n'a de secret pour personne, il n'en va pas de même, loin s'en faut, pour le fruit du bananier.

 

Je vous invite donc à pousser le portail de la "huerta", afin de partager quelques minutes d'étonnement au pied de cette merveille de couleurs et de sophistication qu'est la "platanera", le bananier en espagnol dans le texte, dont les hectares de cultures font partie intégrante du paysage rural de l'île.

 

 

puertahuerta.jpg

 

 

Chuuuuuuuuuuut !

  

silenciopasadoporps

 

vendredi 31 mai 2013

un futur régime de bananes vient de naître !

 

 

is-born.jpg

 

 

Tout a commencé il y a environ 9 mois, lorsqu'une vigoureuse petite tige de cette herbe géante qu'est le bananier a vu le jour au pied de la tige-mère. Ici en espagnol, on l'appelle "el hijo", le fils... Pour tout vous dire, la tige-mère s'appelle aussi volontiers la tige-père.

 

 

la-pousse.jpg 

 

El "deshijado"

 

 

Ce fiston n'est pas là par hasard.

 

Il a été soigneusement choisi parmi plusieurs de ses petits frères, en fonction de critères rigoureux : sa bonne mine prometteuse, son exposition, son éloignement par rapport aux autres pieds, c'est l'action de "deshijar", "ôter le fils", âmes sensibles s'abstenir !

 

Si frêle encore, mais déjà chargé d'une lourde mission : porter la future récolte de l'année, oú celle de l'année prochaine, selon le versant de l'ìle sur lequel il a vu le jour.

 

Le "deshijado" est une tâche primordiale qui suppose un savoir faire, et ça s'apprend, de père en fils, ou en stage de formation... 

 

 

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Démonstration de "deshijado"

organisée par le bureau du développement rural (Guía de Isora-Tenerife)

  

  

Exercice pratique :

Allez, et vous ?... Vous sélectionneriez lequel ?!



vougarderiez



  

Les mois passent, et la petite tige adolescente prend forme : enroulées sur elles-même, formant un "pseudo-tronc", ses feuilles déploient un vert festif et insouciant qui joue avec la lumière.

 

 

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"La bellota" : une fleur qui en cache d'autres

 

 

L'âge adulte vient souvent trés vite dans le royaume végétal.

 

9 mois aprés avoir vu le jour (un peu plus tard sur d'autres versants de l'île), du haut de ses 2 à 3 mètres, notre petite tige devenue grande va "accoucher" ("parir" en espagnol) d'une surprenante inflorescence en forme de gros épis qui jaillit d'entre les feuilles sur la partie haute du tronc, terminée par la "bellota", ce "gland" aux superbes tons violacés et orangés que les non avertis prennent, de façon erronée, pour "la fleur".

 

 

bellota1.jpg

 

 

Or "la fleur" du bananier est bien plus complexe que celà :

 

Le long de l'axe de cette inflorescence qui va croître en s'allongeant vers le sol, chaque bractée (pour faire simple, ces parties de la fleur en forme de feuille) offre un abris à une "main" de futures petites bananes pour l'instant encore à l'état, elles aussi, de délicates fleurs.

 

 Bellota (Photo Tenerife Autrement)

  inflores2

 

 

Au fil des semaines, la "gousse" qui porte la fleur grandit, et se remplit de pulpe : le fruit prend forme et texture.

 

 

inflores3 

infloresII.jpg 

  

" Desflorillar "

Une tâche olympienne et hautement féminine !

 



L'extrémité qui porte la fleur sécrète un suc susceptible d'abîmer le fruit avec le temps. Il va donc falloir ôter les fleurs une à une : chaque fleur de chaque banane de chaque régime de chaque bananier de toute la bananeraie !

 

 

flor.jpg desflorill2

 

 

Orde d'idée : le sol de la bananeraie depuis laquelle je rédige cette bafouille porte 2.300 pieds. Celà en fait, des petites fleurs qui attendent les mains agiles des "deflorilladoras", ces dames et señoritas qui s'y collent, avec la dextérité propre aux années d'expérience.

 

 

desflorill3.jpg

 

 

La  même, en mouvement :

  

 

 

 

 

Voilà nos futures banane toute proprettes, il reste à séctionner la "bellota" pour que la plante concentre son énergie dans la partie supérieure du régime, et que la croissance des fruits passe à la vitesse supérieure.

 

Avant

 

antes-cortebellota.jpg

 

 Aprés !

 

avant aprés ou titre

 

 

El Horcón

 

Le poids du régime (35kg en moyenne au moment de la récolte dans le sud-ouest de l'île) et les fortes rafales de vent peuvent mettre à terre des mois de soins et de patience : il faut aider le bananier à supporter les 3 à 6 mois (à Tenerife et selon les versants) que mettront les fruits à arriver à maturation par la pose d'un "horcón".

 

 

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perches2.jpg

 

 

Clin d'oeil à l'attention des résidents aux Canaries

et des lecteurs hispanophones

rompus à l'accent et aux particularités locales du parler canarien ! 

 

 

Arístides Moreno, natif de Gran Canaria, fait partie des auteurs compositeurs locaux qui sous des  apparences humoristiques et "cool" dénoncent les problèmes sociaux de l'archipel.

 

Autant dire qu'au vu de la situation économique actuelle, Arístides fait un malheur toutes générations confondues, le voilà dans "Horcón Boys", une satyre de la vie de plus en plus compliquée que les directives, les administrations et les technocrates font aux petits propriétaires des bananeraies.

 

 

 

 

Horcón Boys, Arístides Moreno

 

 

Le travail des hommes, le soleil des Canaries et  l'eau des volcans ont parachevé leur ouvrage : le régime est prêt pour la cueillette, encore vert à l'extérieur mais juste à point à l'intérieur pour supporter les quelques jours à peine qui le séparent des étals locaux et ceux de l'Espagne péninsulaire, oú il arrivera arborant son beau jaune appétissant.

 

 

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8h du matin à la bananeraie, la "podona" entre en action

 

 

Le moteur "du-camion-des-bananes" retentit dans l'allée, des voix s'interpellent, on va et vient dans les parcelles :  c'est un jour de ramassage, et du grand départ vers la coopérative.

 

Le kit du parfait ramasseur de bananes consiste en une "podona" pour trancher, et une "almohadilla" pour amortir le choc de 35 à 40kg de bananes susceptibles de vous tomber sur l'épaule, ainsi que pour protéger les fruits, sensibles au moindre choc. 

 

  corte1

 corte2

 

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   corte4

 

 

Dans la seconde qui suit, un coup de podona   tranche la tige-mère.

 

 

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C'est maintenant au tour de son rejeton de prendre le relais, de croître en sagesse et en beauté jusqu'à la prochaine récolte :  un beau cycle de vie, une belle "herbe", de belles couleurs, un beau et bon fruit : le bananier, un régime de bonheur !

 

 

Photo de famille

  

 

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France G. 

(Texte et photos Tenerife Autrement)

tenerife.autrement@hotmail.com  

 

 

Déja publié sur le même thème :

Le "plátano de Canarias", bien plus qu'une banane

 

Vous loger dans une bananeraie lors de vos prochaines vacances, contact :

tenerife.autrement@hotmail.com

 

      

 

Una lluvia de plátanos

Plátano de Canarias -  campagne 2013

Asprocan – Asociación de Productores de Plátanos de Canarias 

  

Finca (Tenerife Autrement) 

Je remercie les auteurs de guides,

les agences de voyages ou de tourisme,

 les medias en tous genres,

tant francophones qu'hispanophones

pour leur passage sur mon site et pour leur intérêt.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 23:38

 

Acte I 

 "Todo lo que merece la pena cuesta conseguirlo"

(Tout ce qui vaut la peine suppose de l'effort)

 

Prochainement suivi de l'Acte II

"Dis maman, ça pousse comment la banane ?"

 

 

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”Vous m’avez réconcilié avec la banane !” s’est exclamé il y a quelques jours un de mes hôtes, en quittant la table du petit déjeuner.

Rompue à cette déclaration de réconciliation récurrente, ma réponse fut la même que d’habitude :

“Marc, lorsque chez vous vous mangez une banane, il y a de fortes (mal)chances pour qu’elle ait été cueillie il y a 3 mois, réfrigérée, traitée afin d’interrompre son mûrissment puis de nouveau traitée pour relancer ce dernier, résultat, lorsqu’elle arrive sur votre table, elle a perdu sa saveur, son moëlleux, sa texture, ses propriétés nutritives…”

 

Platano 2-copie-1

 

Premiers rayons du soleil : Angel cueille le petit déjeuner...

(Photo Tenerife Autrement)

 

Autant de sacrilèges qui épargnent la banane canarienne, ce fameux “Plátano de Canarias” si prisé localement tant par les habitants que par les voyageurs qui nous visitent, mais également par les habitants de l’Espagne péninsulaire pour lesquels la banane, c’est “un plátano de Canarias o nada!” (une banane des Canaries ou rien!)

 

Labelisée, on la reconnaît sur les marchés, on la préfère, et selon une enquête de la trés sérieuse Asociación de Productores de Plátanos de Canarias (Asprocan), en Espagne on est même disposé à la payer 1€ de plus le kg que la simple “banana” venue d’autres horizons, en raison de sa qualité et de sa provenance qui fleure bon cet archipel des Canaries béni des Dieux.

  

Lorsque vous dégustez un “plátano” à Tenerife, dans le pire des cas, il a été cueilli il y a une semaine, voire il y a deux jours… et ça change tout.

 

logo 

Cette banane des Canaries,

Quel est son secret et son histoire?

 

 

Introduite peu aprés la finalisation de la conquête espagnole, au tout début du XVIè siècle, elle nous vient de Guinée Equatoriale, via les portugais qui s'établirent sur l’archipel.

Mais c’est dans la deuxième moitié du XIXe siècle que sa culture se développe en tant que ressource économique destinée à l’exportation, et que les grandes plantations vont voir le jour.

 

430023 10151076463512869 2049112123 n Hangar d'empaquetage des bananes - Photo d’archive FEDAC 

 

Le coup d’envoi est donné par des compagnies anglaises, en tête, Sir H.Wolfson qui en 1882 supervise les premiers envois vers l’Angleterre.

Aux voyageurs qui l' air un peu pincé soulignent la présence anglaise sur l’archipel canarien, et qui sur les forums de voyage déclarent ne pas souhaiter “voir d’anglais”, je précise toujours que les britanniques fréquentent Tenerife depuis plusieurs siècles, ils furent même parmi les premiers à venir s’y approvisionner en vin de “Malvasía” (Malvoisie), le "Canary Wine", ce nectar doux et fruité que Shakespeare en personne qualifia dans son oeuvre Henry IV  de “merveilleusement pénétrant et qui parfume le sang!

 

shakespeare-4

 William Shakespeare 

“Henry IV” part II – act 2, scene 4

“But i faith, you have drunk too much canaries and that´s a marvellous searching wine,
and it perfumes the blood ere one can say: What´s this?”.

 

Mais revenons à notre banane.

En 1900, ce sont 50.000 tonnes qui seront exportées vers le Royaume Uni : la production canarienne vient de prendre son envol, elle reste de nos jours la culture majeure des îles aprés avoir été pendant tout le XXème siècle le moteur de leur croissance. De nos jours, c'est essentiellement vers l'Espagne péninsulaire, et plus récemment vers l'Allemagne, que s'envolent les récoltes.

 

  empaquetadobienmesabe

 

 

 Un labeur éreintant

  

 Abords de la Bananeraie 2 (Tenerife Autrement)

  

En certains points de l’île, planter supposa de creuser les étendues arides de laves à main d'homme ou à la dynamite afin de préparer le terrain, d'édifier des terrasses, de mettre en place le drainage, d'amener la terre fertile d’un bout à l’autre de Tenerife, puis l’eau, précieuse, indispensable, inégalement répartie.

 

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Des paysans préparent le terrain d’une plantation

Ramón Diaz Hernández, Sobre el paisaje del plátano de Canarias





25  à 30 litres d’eau par jour et par plante

 

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(Photo Tenerife Autrement)

 

 

Secrète, l’eau filtre dans le silence et l’obscurité des massifs volcaniques plusieurs fois millénaires de Tenerife, au plus profond desquels il a fallu aller la chercher, par le truchement de quelques 1.050 galeries souterraines, puis la transporter via des canaux et des atajeras (petits canaux de facture traditionnelle qui sillonnent le paysage rural de l’île) vers les zones agricoles.

Plus récemment, via de modernes canalisations et autres tuyauteries, inesthétiques certes, mais sans elles, point d’eau à la sortie du robinet, ni sous la douche, ni à plus forte raison, dans les bananeraies.

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Une ancienne "atajea" du temps oú l'irrigation des bananeraies

se faisait par débordement de l'eau dans les parcelles

 

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De nos jours, économie oblige, l'arrosage "goutte à goutte"

est devenu la norme

 

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Un système d'irrigation qui va droit au but

 

   

De l’eau, du soleil, du travail, de l’amour

  

Cet Acte I se clôt par une video empreinte d’émotion, un instant rare s’agissant d’un spot publicitaire.

Il a remporté la faveur du public espagnol, sans doute parce qu’il évoque la tradition, l’amour du travail bien fait, et le soucis de transmettre ces valeurs d’une génération à l’autre.

 

 

"En esta vida, todo lo que merece la pena, cuesta conseguirlo"

Campagne publicitaire 2011

Asprocan – Asociación de Productores de Plátanos de Canarias

 

 

 A bientôt pour l’Acte II

 "Dis maman, ça pousse comment la banane ?"

 

   

France

(Tenerife Autrement)

 

 Une suggestion verdoyante pour vos vacances à Tenerife : 

vous héberger dans une bananeraie !

Contact :

 

tenerife.autrement@hotmail.com

 

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(Photo Tenerife Autrement)

 

 Références à Shakespeare :

 

"Malvasía y Falstaff : los Vinos Canarios

Andrés de Lorenzo Cáceres

Instituto de Estudios Canarios 

 

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Je remercie les auteurs de guides,

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 les medias en tous genres,

tant francophones qu'hispanophones

pour leur passage sur mon site et pour leur intérêt.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 17:17

 

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Des sentiers témoins de la ruralité de l’île et du labeur des anciens.

 

 

Au palmarès des mois que j’affectionne tout particulièrement sous ce  28º parallèle, Janvier caracole largement en tête, lumineux, dynamique,vivifiant.

Rien de tel qu’un matin vif argent pour vous tirer de dessous votre couette, avec dans les poumons des envies de vent frais.

Sac à dos et  godillots frétillent dans l’entrée : pas de doute, c’est l’appel du grand air et des sentiers !

En route donc, pour l’inmanquable rendez-vous qui saupoudre de féerie tout l’Ouest de Tenerife à chaque début d’année : la floraison des amandiers, tout là-haut sur les hauteurs de nos communes.

 

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On “monte aux amandiers” par de tranquilles sentiers bordés de blocs de lave que de patientes mains paysannes ont transformés en murets : aux Canaries, entre la roche volcanique et les hommes, c’est l’osmose.

 

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Les pluies d’automne enfin tombées en abondance suite à près de deux longues et  pénibles années  de sècheresse ont opéré le miracle toujours renouvelé de la vie surgie d’entre les pierres.

Gorgés de rosée, les “Verodes” (famille des aéoniums) sont indissociables du paysage rural et urbain de Tenerife :  on les trouve tout autant qui bordent les chemins du “Monte”, que colonisant les toits de tuiles des vieux quartiers historiques.

Le Verode annonce l’humidité… ouvrons l’oeil.

 

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Plus précieuse qu’un container de diamants, recueillie comme il se doit afin de n’ en perdre aucune goutte, voilà l’eau, bruissante et secrète dans sa course le long des  flancs de l’île, entre coulées de laves, forêts de pins, agaves, bruyères et vignes…

 

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C’est  le Canal Vergara, que nous présente le Diario de Aviso, dans son article  “Los senderos del agua” (Les sentiers de l’eau), du 5 février 2012 :

 

”Au début du siècle dernier, lorsque  dans le Sud  de l’île démarrent les plantations de bananes et de tomates sous l’impulsion des firmes britanniques, il faut pouvoir compter sur l’approvisionnement en eau afin d’irriguer les cultures, et couvrir les besoins d’une population sans cesse croissante.

Commencent alors la canalisation et l’acheminement de l’eau sur de grandes distances,  et naissent des kilomètres de canaux qui depuis lors sillonnent le paysage de leurs longues silhouettes.

Le Canal Vergara est une de ces oeuvres pharaoniques : avec ses 37 kms, il est le plus long de l’ile.

Le canal recueille les eaux dans les galeries du même nom à La Guancha, puis traverse les communes d’Icod de Los Vinos, Garachico, El Tanque, Santiago del Teide pour terminer à Aripe, sur la commune de Guía de Isora.”

(Traduction Tenerife Autrement)

  

mapa

  

Trajet du Canal Vergara depuis La Guancha jusqu'a Guía de Isora :

ceux qui connaissent les lieux apprécieront la distance !     

  

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Laissons  le “pharaonique” et vénerable canal poursuivre sa noble tâche de porteur d’eau plus loin vers les communes du sud-ouest, et revenons à notre propos en direction du plateau “de los almendros”.

 

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Le touriste non avisé s’imagine souvent que le Parc National du Teide est le seul lieu incontournable depuis lequel on peut  “ voir le volcan”.

Or “le” volcan Teide est non seulement admirable depuis une infinité de points cardinaux, mais il est également loin d’être un vieux solitaire en terre “tinerfeña”.  Le voilà qui vient à notre rencontre, aux côtés de son pôte le Pico Viejo : une amitié vieille de quelques 30.000 ans, ça crée des liens!

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 Le Pico Viejo et le Teide : les deux stratovolcans de Tenerife

   

 

Sur le plateau, loin des températures côtières, soumise aux bourrasques des vents alizés , régulièrement  baignée par les brumes, la Nature semble encore se recueillir au coeur de l’hiver insulaire.

Ses fruits moëlleux et miellés à venir, en gestation sur la pointe des branches, un figuier sommeille encore…

 

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Plus matinaux, conscients de leur splendeur, les amandiers sont au rendez-vous !

 

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Un appareil photo entre les mains, que faire face à un tel spectacle, sinon s'introduire sous les branches, et disputer le coeur des fleurs aux abeilles déjà au boulot ?

 

 

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 AmandiersSantiago del Teide(13janvier2013)Tenerife Autremen

 

  

La boite à images est pleine, l’air devient sucré et se fait tiède…Dans quelques temps l’herbe tendre aura disparu jusqu’à l’hiver prochain, il serait malvenu de ne pas l’honorer d’ une petite sieste...

  

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A la hauteur de mon nez, cette merveille a la taille d’un petit pois

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L’entrée des alizés à 1.000m d’altitude sonne la fin du farniente : leur caresse ouatée et bénéfique enveloppe les reliefs, tantôt langoureuse, tantôt enragée, selon la puissance des vents.

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La chute des températures  est  imminente,  c’est l’heure du retour dans la vallée.

 Le jour décline, la lumière se fait vaporeuse…rentrons en silence : ce qui suit se passe de commentaires.

   Les amandiers de Santiago del Teide (13 janvier 2013)

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Tous mes remerciements à Teresa et à Liko  pour leurs anecdotes, pour ces échanges toujours enrichissants et fructueux autour de la Mémoire d’un territoire.

 

 

France

(Tenerife Autrement)

tenerife.autrement@hotmail.com 

 

 

Déja publié sur le même thème :

La Route des amandiers en fleurs (version 2011),juste aprés le clic sur :

La route des amandiers en fleurs

 

 

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Je remercie les auteurs de guides,

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:51

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Vous en rêviez,

 l'hiver canarien l'a fait !

 

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En ce lundi 24 décembre 2012, Tenerife Autrement se joint aux fleurs du jardin pour vous souhaiter de belles et chaleureuses fêtes de fin d'année, et en attendant l'arrivée du cru 2013, vous offre une brassée de pétales immaculés :

 

 

bougainvilliers

viburnium

fleurs de citronnier

 fleurs de tiaré

 roses

 jasmin

  

 

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Le "Portal de Belén"  2012 du Cabildo de Tenerife

(En français dans le texte : la Crêche de - plus ou moins - l'Hôtel du Département)

 

   

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Accompagnement musical : "Lo Divino"

 

Comme chaque année, nous précise-t-on, la réalisation de cette Crêche se fait en collaboration avec le Musée d'Histoire et d'Anthropologie de Tenerife, sous la houlette de Juan de la Cruz, technicien en textiles.

 

 

 

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Vamos cantemos somos 7

sobre el mismo mar

7 latidos y un solo pulso

¡ llegó Navidad !

  

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Juste pour vous, l' hymne canario-canarien célébrant  l'arrivée de Noël dans l'archipel, interprété par le choeur des petits anges....

 

 

 

Villancico : Vamos, cantemos, somos 7 sobre el mismo mar


 

Excellentes fêtes à toutes et à tous,

¡ Felices Fiestas !

 

 

 

 

France G. 

(Texte et photos Tenerife Autrement)

tenerife.autrement@hotmail.com

 

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Noël blanc, blanc, blanc, ce matin dans le patio de ma voisine !

  

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 14:24

 

Quand les volcans de Tenerife 

sculptent le paysage

(Acte II) 

 

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Au coeur du "Barranco Sans Nom”

Des coulées de phonolite qui en imposent !

(Photo Sergio Socorro – Dans le rôle du Lilliputien : Tenerife Autrement)

 

 

Un manuel de géologie à ciel ouvert

 

 

On ne le répètera jamais assez : à l’instar de ses 6 voisines flanquées de leurs îlots, Tenerife n’est pas une île sur laquelle a grandi un majesteux volcan mais un gigantesque édifice volcanique surgi du fond de l’océan par quelques 3.000m de fond, et qui à force d’éruptions a émergé il y a environ 11/12 millions d’années pour atteindre la respectable altitude actuelle de 3.718m, je vous laisse le soin de calculer l’âge du Capitaine, pardon, la hauteur totale de la belle Tenerife.

 

Voyez plutôt.

 

Le niveau 0  représente  la surface de l’océan : les Iles Canaries sont d’authentiques montagnes volcaniques sous marines sur lesquelles repose solidement notre quotidien.

 

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Profil de l’archipel canarien :

âges, étape d’évolution et de développement de chacune des îles

(Juan Carlos Carracedo et al.,2002 - Modificado)

 

 

Vivre sur des volcans, et envie d’en savoir plus 

 

 

Teide cône sommital (Tenerife Autrement) 

Cône sommital du volcan Teide

 

 

Sur la plus vaste et la plus haute des îles de l’archipel, les volcans sont notre décors, notre horizon, notre sol, nos échappées belles, et pour certaines et certains, un centre d’intérêt toujours renouvelé, un sujet d’étude, une passion…

 

Point de rencontre entre ceux qui savent et de ceux qui veulent savoir, le Museo de la Naturaleza y el Hombre (Musée de la Nature et l’Homme) de Santa Cruz de Tenerife organise depuis 3 ans le cyle de formation que nous étions nombreux à appeler de nos voeux :

 

Une sympathique et instructive occasion de retourner sur les bancs de l'école et d’échanger avec les intervenants, géologues et vulcanologues, canariens ou péninsulaires, qui localement oeuvrent à la connaissance et à la diffusion des richesses de l’archipel canarien en matière de volcanologie.

 

 

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Museo de la Naturaleza y El Hombre, Santa Cruz de Tenerife

 

 

Au menu de l’édition 2012, du 21 au 24 novembre dernier :

 

 IIIème COURS D'INTERPRETATION ET DE GESTION

DU PATRIMOINE GEOLOGIQUE 

  Eléments de Volcanologie des Iles Canaries

 

 

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 Mercredi 21 novembre.

 

Jeux du magma : roches, verres et cristaux

Sergio Socorro

Volcanisme explosif aux Canaries,

Eruption pliniennes et hydromagmatiques

Julio de la Nuez

 

Jeudi 22 novembre

 

Origine des Canaries et géodiveristé

Sergio Socorro

Histoire Géologique des Canaries

Juan Carlos Carracedo

 

Vendredi 23 novembre

 

Complexes basals :

les racines des îles volcaniques océaniques

Ramón Casillas

Volcanisme récent des Iles Canaries

Francisco José Perez Torrado

 

Samedi 24 novembre : journée sur le terrain

 

Dépôts volcaniques dans le sud de Tenerife

 et formations érosives associées.

Accompagné par Sergio Socorro

avec la participation de Julio de la Nuez



sculpture-ingnimbrite.jpg



Vedette incontestée de la journée :

“La Ignimbrita soldada” ( Ignimbrite soudée)

(Photo Tenerife Autrement)

   

   

Il y a quelques... 170.000 ? ....200.000 ans ? des nuées ardentes ont dévalé depuis les hauteurs de l’édifice central des Cañadas vers l’océan, leur souffle puissant emportant sur son passage des tonnes de roches volcaniques mêlées de gaz, cendres, magma en fusion : un spectacle auquel tout amoureux des volcans rêve d’assister… mais de loin !

 

Parmi les manifestations encore palpables (et admirables) de cet évènement “pulvérisant”, l’Ignimbrite Soudée est une rareté sur l’île, qui a poussé la timidité jusqu’à se dissimuler dans le plus secret des Barrancos, ces canyons sillonant les flancs de l’ìle, fruits de l’érosion du terrain volcanique.

 

 

flamme



Ignimb.

 

flamas-d-obsidienne.jpg

 

Incrustées dans la matrice :

pierre ponce, “flammes” d’obsidienne,

toute une mosaïque d’éclats de roches volcaniques emportées par les nuées ardentes

 

 

C’est au coeur de ce monde minéral étrange et spectaculaire que notre petit groupe

d'apprentis géologoques, sous la houlette du “Maestro", s’est immiscé ce samedi 24 novembre. Quelques clichés suivent, qui valent mieux que de longs discours.

  

  TF 12-11-24 033 ExcurMuseoVolcano-Arico

 

 III Curso de Interpretación y Gestión del Patrimonio Geológico de Canarias

Journée sur le terrain, samedi 24 novembre 2012

(Photo Sergio Socorro)

   

jolicanyon

  

L'ignimbrite soudée : une superbe rareté dans le paysage "tinerfeño"

 

Masques de Laves (Tenerife Autrement)

 

Au détour du chemin, l'imagination sans bornes de la Nature

  

TF 12-11-24 041 ExcurMuseoVolcano-AricoCAP

 

L'extase géologique, ça se mérite !

(Photo Sergio Socorro)

  

colonne   

contraluz

 

 

Fin d'un intense journée à arpenter du caillou :

  TF 12-11-24 067y8 ExcurMuseoVolcano-AricoCAPgrupoRecorte

 

Heu-reux !

(Photo Sergio Socorro)

  

 

Mes chaleureux remerciements à :

 

Museo de la Naturaleza y El Hombre (Musée de la Nature et l’Homme, Santa Cruz de Tenerife), pour cette belle opportunité annuelle d’en savoir toujours plus et mieux sur notre territoire volcanique insulaire.

 

 Juan Carlos Carracedo, figure nationale et internationale de la volcanologie de l'archipel Canarien, actuellement chercheur associé du “Departamento de Física” de l’Université de Las Palmas de Gran Canaria, dont les publications accompagnent ma découverte du volcanisme de Tenerife depuis plusieurs années. Sa contribution (et celle de son équipe) a été fondamentale dans le processus de déclaration du Teide comme Patrimoine de l'Humanité par l'Unesco en 2007.

 

Sergio Socorro Hernández, accolyte du précédent, entre autres choses technicien photographe du Musée de la Nature et l’Homme de Santa Cruz de Tenerife. Les Iles Canaries lui doivent leurs plus beaux portraits à caractère scientifique et didactique, et les oeuvres de Juan Carlos Carracedo, des illustrations géologiques magistrales :  merci à Sergio pour sa patience envers les apprentis géologues et les apprentis photographes !  

 

Esther Martín Gonzalez, Coordinatrice de ces rencontres, pour son dynamisme, sa monumentale gentillesse, sa bonne humeur, et son efficacité au coeur de la tourmente !

 

A lire et à découvrir :

 

El Volcán Teide, Juan Carlos Carracedo

 

 Teide04.jpg

 

Plus modestement : 

 

Quand les volcans de Tenerife sculptent le paysage (Acte I),

 c’est juste aprés le clic :

Le tube volcanique de la Cueva del Viento

 

 

France

(Tenerife Autrement)

tenerife.autrement@hotmail.com

 

yo

 

  Journée sur le terrain, samedi 24 novembre 2012

(Photo Sergio Socorro)

 

 

Je remercie les auteurs de guides,

les agences de voyages ou de tourisme,

 les medias en tous genres,

tant francophones qu'hispanophones

pour leur passage sur mon site et pour leur intérêt.

Je souhaite juste rappeler que la créativité personnelle

est plus enrichissante que le copier-coller

et que  citer ses sources

reste la base  de l'honnêteté intellectuelle.

 

 

 

 

 

 

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